La
Faune :
Sur
le cordon de galets, on ne trouve que peu d'oiseaux, principalement
des gravelots,
sternes
et huitriers-pies
qui nidifient et pondent à même les pierres. A
l'arrière, les zones humides sont en revanche un havre
de paix pour plus de 300 espèces d'oiseaux recensées
dont barge
à queue noire, vanneau
huppé, sarcelle
d'été, bécasseau
sanderling, huppe fasciée, guêpier
d'Europe, busard
des roseaux, panure
à moustaches, cisticole
des joncs, phragmite
aquatique.
L'abondance
d'insectes et de batraciens assure la nourriture des oiseaux,
tandis que les joncs et roselières
abritent les nids.
De
nombreuses espèces de canards se rassemblent sur les
étangs.
Le busard des roseaux, le
butor étoilé, le
bécasseau, le
héron et la
fauvette sont d'autres hôtes de ces zones humides.
Les prairies accueillent les
vanneaux et les bergeronnettes.
De
nombreux insectes, dont les libellules, ce retrouvent sur les
étangs d'eaux saumâtres.
Parmi
les mammifères, l'on retrouve dans ce milieu exceptionnel,
la
loutre qui dans le pays Bigouden se nomme Dourgenn, elle
apprécie surtout les marais et étangs peu fréquentés.
La
Flore :
Sur
la dune, poussent le
liseron des sables et l'oyat,
grande herbe ondoyante dont les racines, bien utiles, retiennent
le sable. On y trouve également des giroflées
des dunes, des chardons bleus, raisins de mer.
A
l'arrière, les prairies humides succèdent aux
marais et aux étangs, autour desquels se côtoient
roseaux, joncs et orchidées.

Malheureusement, cette flore sauvage est
en grand danger, particulièrement sur le site de la Torche,
commune de Plomeur.
500 hectares de bulbes (tulipes, iris, jacinthes…)
sont cultivés intensivement, c’est une activité
économique dynamique, le spectacle de ces champs en fleurs
est superbe, mais à quel prix.
Les pesticides sont utilisés à fortes
doses, les sols étant totalement pollués, les
bulbiculteurs sont obligés d’en répandre
de plus en plus et tous ces résidus hautement toxiques
se retrouvent à la mer, dans la nappe phréatique
ou dans nos ruisseaux. Finalement, c’est une culture terriblement
destructive pour l’environnement.
Il n’y a pas que l’usage des pesticides
qui nuit à l’environnement. Chaque année,
les bulbiculteurs brûlent en plein air près de
160 tonnes de fanes d’iris qui ne peuvent être réutilisées.
Ces fanes sont chargés de pesticides et dégagent
des fumées toxiques. Les riverains sont incommodés
et se plaignent, et pourtant la Direction départementale
de l'agriculture et la forêt (Ddaf) a proscrit ces brûlages,
une charte de bonnes pratiques a été créée
en 2004, elle prévoyait notamment l'arrêt des brûlages
dès que les vents souffleraient en direction des habitations
voisines, aujourd’hui les brûlages continus. Une
commission mise en place par la préfecture en 2006 n'a
pas eu plus de succès.
Une solution existe, l’incinération
en usine, mais les producteurs estiment que cela coûte
trop chère et refusent de prendre en charge le transport
et l’incinération de leurs déchets.